Avant de s’associer

Vous allez passer trois rendez-vous chez l’avocat et deux chez l’expert-comptable. Je vous propose de parler de ce que vous attendez l’un de l’autre.

Le pacte que vous allez signer règle ce qui se passera si ça tourne mal. C’est utile, et il faut le faire. Mais il ne dit rien de ce qui vous donne envie, de ce dont chacun a besoin pour bien travailler, de la façon dont vous voulez fonctionner ensemble. Ni de ce qui vous inquiète un peu, et dont on ne parle pas parce qu’on ne commence pas une aventure en évoquant ses doutes.

C’est pourtant maintenant que c’est le plus simple. Rien n’est encore arrivé. Personne n’a encore de reproche à formuler.

L’accompagnement de futurs associés consiste à travailler la relation avant la création de la société : ce que chacun attend de l’autre, ce qui le motive, ce qui l’inquiète, et la manière dont ils décideront ensemble. Il intervient en amont ou en parallèle des démarches juridiques (statuts, pacte d’associés, répartition du capital) qu’il ne remplace pas. Il vise à rendre explicite ce qui reste habituellement implicite au moment de s’associer.

Le deal implicite

Quand deux personnes s’associent, elles concluent deux accords.

Le premier est écrit. Il dit qui détient quoi, qui décide quoi, ce qui se passe si l’un veut partir. Votre avocat s’en occupe, et il le fait mieux que moi.

Le second ne l’est jamais. C’est celui qui dit on fait moitié-moitié quoi qu’il arrive, ou on privilégie le plaisir avant l’argent, ou on ne se ment jamais. Personne ne le formule. Chacun croit que l’autre pense la même chose.

Cinq ans plus tard, quand quelque chose grince, ce n’est presque jamais le premier accord qui est en cause. C’est le second, parce que vous n’aviez pas le même.

De quoi on parle

De trois choses, dans cet ordre.

Ce qui donne envie

Pourquoi vous deux, ce qui vous attire chez l’autre, et l’élan commun qui rend le projet joyeux plutôt qu’un simple calcul.

Ce dont on a besoin

Ce qu’il vous faut pour bien travailler, ce que vous attendez l’un de l’autre, et les rituels que vous mettez en place.

Ce qui pourrait nous faire échouer

Les inquiétudes qu’on n’ose pas dire le premier jour, et qui attendent tant qu’on ne les nomme pas.

Ces questions-là ne sont pas compliquées. Elles sont juste un peu gênantes, et c’est exactement pour ça qu’on les évite tout seuls.

Ce que ça change

Une association peut très bien se passer sans que personne n’ait jamais eu cette conversation, et mal se passer alors qu’on l’a eue.

Ce que ça change, c’est autre chose. Vous saurez que ces sujets peuvent se dire entre vous. Le jour où l’un des deux voudra revenir sur quelque chose, il n’aura pas à inventer le premier précédent : il y en aura déjà un.

C’est le principal, et c’est difficile à obtenir autrement qu’en le faisant une fois.

Cette page fait partie d’un ensemble plus large sur la relation entre associés.

Pourquoi moi

J’ai été associé dans cinq entreprises, et je le suis toujours dans une sixième.

Trois de ces cinq, c’était avec la même personne. On ne recommence pas trois fois avec quelqu’un par hasard.

J’ai aussi vu l’autre versant, chez moi comme chez mes clients : des associations qui se défont après des années, sur des choses qui auraient tenu en une conversation au départ. C’est cette expérience-là qui me sert le plus ici. Pas pour savoir ce qui vous attend, je n’en sais rien, mais pour poser des questions sans redouter la réponse.

Depuis 2017, j’ai accompagné une cinquantaine d’associés. Certains venaient tout juste de se rencontrer.

Comment ça se passe

D’abord, je vois chacun séparément. Un entretien individuel, où l’on peut dire les choses une première fois sans avoir l’autre en face. C’est souvent là que sort ce qui compte vraiment.

Ensuite, une demi-journée à deux. On reprend ce qui doit être partagé. Je pose les questions, je tiens le cadre, et je fais en sorte que chacun aille au bout de ce qu’il a à dire.

Je ne vous dirai pas si vous devez vous associer. Ce n’est pas ma décision, et je n’ai aucun moyen de la prendre mieux que vous. En revanche, vous en repartirez en sachant à quoi vous vous engagez, et avec qui.

Conditions

FormatUn entretien individuel avec chaque associé, puis une demi-journée ensemble
LieuPrésentiel
Tarif2 500 € HT pour deux associés
ZoneAngers et Pays de la Loire principalement

Questions fréquentes

On est déjà associés depuis six mois. C’est trop tard ?

Non. C’est même un très bon moment : vous avez assez de vécu pour que les questions soient concrètes, et pas encore assez pour que quoi que ce soit se soit installé.

On s’associe entre amis. Est-ce que ça change quelque chose ?

Oui. D’après ce que j’ai vu, des amis ont davantage à perdre. L’amitié rend la conversation plus nécessaire, pas moins.

Est-ce que ça remplace le pacte d’associés ?

Absolument pas, et l’inverse est vrai aussi. Faites rédiger votre pacte par un avocat, et si vous n’en avez pas, je peux vous en recommander un. Ce dont je m’occupe n’a aucune valeur juridique : ça a une autre utilité.

On est trois, et le troisième ne voit pas l’intérêt.

C’est déjà une information sur votre future association. À creuser avant de créer la société, pas après.

Et si la conversation nous fait renoncer à nous associer ?

Alors elle aura été très rentable.

Vous intervenez où ?

Angers et le Maine-et-Loire, et plus largement les Pays de la Loire. Ailleurs quand la situation le justifie.

On en parle quinze minutes ?

Vous me racontez où vous en êtes de votre projet. On verra ensemble si je peux vous être utile, et à quel moment.

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