La relation entre associés

On accorde à la relation entre associés trop d’importance et pas assez de temps.

Trop d’importance, parce que si elle casse, c’est un drame. Six ans de vie commune remis en cause. Et cette question désagréable qui arrive juste derrière : est-ce que je me suis trompé depuis le début ?

Pas assez de temps, parce que justement. On n’ouvre pas la boîte de Pandore. On laisse passer les petites choses qui chagrinent, celles dont on se dit qu’elles ne valent pas une conversation. Elles s’accumulent pendant des années, et un jour elles valent une rupture.

J’ai été associé dans cinq entreprises. Je le suis encore aujourd’hui, dans une sixième. J’y ai vécu mes plus belles aventures et mes plus grosses épreuves. Et depuis 2017, j’accompagne des associés. Une cinquantaine à ce jour.

Olivier Demaegdt en conversation avec un dirigeant

L’accompagnement de la relation entre associés consiste à travailler sur le lien entre les personnes qui détiennent ensemble une entreprise (leurs attentes, leurs désaccords, leur manière de décider) plutôt que sur les aspects juridiques ou financiers de leur association. Il intervient à tout moment de la vie de l’association : avant de s’associer, en entretien régulier, en cas de tension, ou lors d’une séparation. Il se distingue du conseil juridique, qui traite le pacte et les statuts.

Ce qui rend le sujet difficile à ouvrir

La peur d’ouvrir la boîte est légitime. Ce n’est pas de la lâcheté, c’est le contraire : c’est la preuve qu’on tient à cette relation. On protège quelque chose d’important en n’y touchant pas.

Ce qui se passe, simplement, c’est que le sujet ne s’en va pas. Il attend.

Ce que j’ai vu, chez moi comme chez mes clients, c’est que les ruptures viennent rarement d’un désaccord majeur. Elles viennent d’une accumulation. D’un déséquilibre de travail dont on n’a jamais parlé. D’une décision qu’on n’a pas comprise et qu’on n’a pas voulu questionner. D’une phrase de réunion, il y a trois ans.

Aucun de ces sujets ne justifiait une conversation, pris isolément. Tous ensemble, ils justifient une séparation.

À quel moment on se parle

Il n’y a pas un bon moment. Il y en a quatre, et je n’interviens pas de la même façon dans chacun.

Avant de s’associer. On se demande si on est vraiment partants. Si on a bien pesé le pour et le contre. Et surtout : est-ce qu’on ose se dire ce qu’on espère, et ce qui nous fait peur ? Votre avocat rédigera le pacte, votre expert-comptable montera la structure. Je vous propose de mettre des mots sur vos craintes et vos envies, votre ambition et vos limites. C’est là que se jouent les six années suivantes.
→ Avant de s’associer

Entretenir. Une journée par an, pour relire l’année écoulée et projeter la suivante. Pas sur l’entreprise. Sur vous. C’est le rendez-vous qu’on ne prend jamais, alors je propose de l’inscrire au calendrier.
→ Le Point associés

Réparer. Quand ça grince, quand on s’évite, quand les réunions deviennent tendues. Avant que ce soit cassé.
→ Mésentente entre associés · Médiation entre associés

Se séparer, et reconstruire après. Quand la décision est prise, il reste à la mettre en œuvre sans casser l’entreprise ni les gens. Puis à repartir avec ceux qui restent. Quand on était trois et qu’on se retrouve deux, ce n’est plus la même relation. Elle est à refonder.
→ Sortie d’un associé

Et une autre forme : un tiers dans la durée

Certains de mes clients ne sont pas des dirigeants seuls : ce sont des associés qui me font venir à deux, à trois, parfois à cinq. Pas une fois par an : régulièrement, dans leurs échanges.

Ce que ça leur apporte, d’après ce qu’ils m’en disent, tient à ma position plus qu’à mes idées.

Je peux poser une question sans qu’elle vise quelqu’un, demander une clarification sans déplacer un rapport de force, pousser vers une décision sans engager ce qu’il y a entre vous.

Aucune de ces trois choses n’est neutre quand c’est l’un de vous qui la fait. C’est normal : vous avez une histoire ensemble, et un avenir à préserver. Moi, je n’ai ni l’une ni l’autre.

→ Sparring partner

Ce que mon expérience me donne, et ce qu’elle ne me donne pas

Je ne suis pas coach certifié. Je suis un ancien dirigeant qui a été associé dans cinq entreprises, et qui l’est toujours, chez Chapter-2, avec Agathe, Nicolas et Michaël.

Je ne parle donc pas de la relation entre associés depuis la sortie. J’en vis une en ce moment.

Ce n’est pas parce que j’ai traversé ces situations que j’ai des solutions. Mes réponses d’alors ne valent rien pour vous : c’était un autre temps, d’autres personnes, une autre entreprise.

J’ai un bagage, et j’ai vu beaucoup de situations. Ça ne me donne aucun savoir sur la vôtre. Je ne sais rien de ce qui se passe chez vous avant d’y être.

Ce que ça change : peu de choses me surprennent. Je peux poser des questions sans redouter la réponse, et rester là quand ça devient inconfortable.

Je n’ai pas de conseil à donner. Mais j’ai un avis, et je le partage.

Une cinquantaine d’associés depuis 2017

VolumeUne cinquantaine d’associés accompagnés depuis 2017
TaillesDe 2 à 1 000 personnes
ConfigurationsDe 2 à 5 associés, de la même famille ou sans aucun lien
SecteursJuridique, transport, restauration, communication, architecture

Des associés qui ne se parlaient plus. Des entreprises familiales où le fils ne parlait plus à sa sœur. Des futurs associés qui voulaient poser les choses avant de signer. Des duos à reconstruire après le départ d’un troisième.

Mais aussi, et souvent, des associés qui veulent simplement prendre soin de leur relation : se poser régulièrement, faire le point, et se donner toutes les chances de tenir dans la durée.

Ce que je ne fais pas

Je ne rédige pas votre pacte d’associés : c’est le travail de votre avocat, et il le fait mieux que moi. Je ne valorise pas vos parts : c’est celui de votre expert-comptable.

Si vous n’avez ni l’un ni l’autre, je peux vous les recommander.

Questions fréquentes

Faut-il attendre un conflit pour faire appel à vous ?

Non, et c’est même l’inverse. La majeure partie de mon travail se fait quand tout va bien. C’est là qu’il est le plus utile et le moins coûteux. Quand la relation est déjà cassée, l’intervention est plus lourde et les marges de manœuvre plus étroites.

Est-ce de la médiation ?

J’interviens en médiation quand la situation le demande, mais je ne suis pas médiateur inscrit auprès d’une cour d’appel. Si votre situation relève d’une médiation judiciaire, je vous le dirai et je vous orienterai.

Combien de temps ça dure ?

Le Point associés, c’est une journée par an. Une intervention en tension, c’est en général quelques séances sur deux à trois mois. Un accompagnement au long cours se définit lors du premier appel.

On est trois associés, deux veulent en parler et pas le troisième. Ça marche quand même ?

Ça arrive souvent. On commence par en parler avec ceux qui le veulent. Ce qui se passe ensuite dépend de beaucoup de choses, et notamment de ce que les deux premiers découvrent.

Vous intervenez où ?

À Angers et dans les Pays de la Loire pour l’essentiel. Ailleurs quand la situation le justifie.

Ce qu’on se dit reste entre nous ?

Oui. Sans exception, et y compris entre associés quand je vois chacun séparément.

On en parle quinze minutes ?

Quinze minutes pour voir si je peux vous être utile, et si c’est le bon moment. Ce n’est pas une séance de travail, juste de quoi décider, chacun de son côté, si on va plus loin.

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