Sortie d’un associé

Un associé s’en va. Vous l’avez décidé ensemble, ou l’un de vous l’a décidé seul, ou personne ne l’a vraiment décidé et c’est arrivé quand même.

Une sortie n’est pas l’échec d’une association. C’est souvent ce qui permet à l’entreprise de continuer, et aux gens de se retrouver ailleurs, plus tard, sans rancune.

Ce qui fait la différence entre une sortie qui coûte cher et une sortie qui se passe bien, ce n’est presque jamais le prix des parts.

La sortie d’un associé désigne le départ de l’un des détenteurs d’une entreprise, par cession de ses parts, retrait ou exclusion. Elle comporte un volet juridique et financier (valorisation, rachat des parts, modification des statuts et du pacte) traité par un avocat et un expert-comptable, et un volet relationnel : la façon dont la décision se prend, se dit, et dont ceux qui restent se réorganisent ensuite.

Décider, avant d’organiser

Beaucoup de sorties commencent par une longue période où personne ne dit rien. Chacun sent que quelque chose est fini, et attend que l’autre le formule.

C’est souvent la période la plus coûteuse. L’entreprise avance au ralenti, les équipes perçoivent quelque chose qu’on ne leur explique pas, et les décisions importantes attendent.

Nommer la situation ne précipite rien. En général, ça ralentit même les choses, parce qu’une fois le sujet posé, on peut enfin en parler tranquillement au lieu de le contourner.

Ce qui me paraît rendre une sortie difficile

Rarement le montant, d’après ce que j’ai vu.

Le prix des parts finit en général par se calculer. Ce qui bloque, c’est ce qu’il y a autour : le sentiment de ne pas être reconnu pour ce qu’on a apporté. Le désaccord sur l’histoire : qui a porté quoi, à quel moment. Ce qu’on va dire aux équipes, aux clients, à la famille. Et celle qu’on garde souvent pour soi : est-ce qu’on se reparlera un jour ?

Ces sujets n’ont pas de place dans une négociation juridique. Ils la parasitent pourtant du début à la fin, et c’est souvent eux qui font échouer un accord par ailleurs raisonnable.

Ce que je traite

Ce qui se dit, et à qui. Aux équipes, aux clients, aux partenaires : dans quel ordre, avec quels mots, et surtout avec quelle version commune. Deux versions divergentes d’un même départ, c’est une entreprise qui se divise pendant deux ans.

La reconnaissance. Ce que chacun a apporté, dit une fois, clairement. C’est souvent ce qui manque le plus, et ce qui coûte le moins.

Le calendrier humain. Quand on annonce, quand on part vraiment, ce qui se transmet et à qui. Le calendrier juridique et le calendrier humain ne coïncident jamais.

Ce qui reste possible entre vous. Pas nécessairement une amitié. Parfois juste la possibilité de se croiser sans traverser la rue.

Et quand il s’agit d’une exclusion

L’exclusion d’un associé est autre chose qu’un départ négocié. C’est un acte juridique : elle suppose une clause dans les statuts ou le pacte, un motif prévu, une procédure, un vote. Rien de tout cela n’est de mon ressort. C’est votre avocat qui vous dira si elle est possible, à quelles conditions, et ce qu’elle coûte si elle est contestée.

Ce que je constate, c’est que le mot arrive souvent dans la conversation avant d’être une vraie option. Il dit d’abord l’épuisement : on n’y arrive plus, on ne voit plus comment sortir autrement, et l’exclusion apparaît comme la seule porte.

Parfois c’en est une. Il existe des situations où la relation est irrémédiablement rompue et où le cadre juridique est le seul terrain qui reste. Dans ce cas, l’avocat prend la main et je n’ai pas grand-chose à faire.

Souvent, elle n’est pas la seule. Une exclusion laisse des traces longues : dans l’entreprise, dans les équipes, et parfois devant un tribunal pendant trois ans. Quand une sortie négociée reste possible, elle est presque toujours moins chère, et pas seulement en argent.

Ce que je peux faire, c’est vous aider à savoir laquelle des deux vous êtes en train de vivre. Et si c’est la seconde, à ouvrir la conversation qui rend la sortie négociable.

Après le départ

Quand vous étiez trois et que vous êtes deux, votre relation change entièrement. Les équilibres qui tenaient à trois n’existent plus. Celui qui arbitrait n’est plus là. Les alliances implicites n’ont plus lieu d’être. Vous vous découvrez en duo alors que vous ne vous étiez connus qu’en trio.

Il y a souvent aussi quelque chose à digérer ensemble : ce qui s’est passé, ce que chacun a fait ou n’a pas fait pendant la crise, et ce que ça a coûté. Tant que ce n’est pas posé, ça travaille en dessous.

Et il y a l’entreprise à remettre en route. Une équipe qui a vu partir un dirigeant a besoin de savoir qui décide maintenant, et où on va.

Reconstruire l’entreprise et reconstruire la relation sont deux chantiers, mais ils avancent ensemble.

Cette page fait partie d’un ensemble plus large sur la relation entre associés.

Ce que je ne fais pas

Je ne valorise pas les parts. C’est le métier de votre expert-comptable.

Je ne rédige aucun acte. Le protocole de cession, la modification des statuts, l’avenant au pacte : votre avocat. Et il est utile de l’associer tôt.

Je ne négocie pour personne. Je ne suis le conseil d’aucun des deux, et je ne prends pas parti. Si vous cherchez quelqu’un qui défende votre position, ce n’est pas moi qu’il vous faut. C’est un avocat, et c’est une démarche légitime.

Ce qui me sert ici

J’ai été associé dans cinq entreprises, et je le suis toujours dans une sixième. J’ai vécu des séparations, et j’ai accompagné des entreprises qui en sortaient.

J’ai vu beaucoup de sorties, et ça ne me donne aucun savoir sur la vôtre. Ce que ça change : rien de ce qui se dit dans ces moments-là ne me fait reculer.

Depuis 2017, j’ai accompagné une cinquantaine d’associés.

Questions fréquentes

On n’est pas d’accord sur le prix. Vous pouvez aider ?

Pas sur le chiffre : ce n’est pas mon métier. En revanche, un désaccord sur le prix recouvre souvent un désaccord sur autre chose : ce que chacun estime avoir apporté. Ça, ça se travaille, et le chiffre devient parfois plus simple ensuite.

Mon associé refuse de partir alors que la situation est intenable.

Là, le cadre juridique compte : parlez-en à un avocat, il vous dira ce que permettent vos statuts et votre pacte. Ce que je peux faire, c’est travailler sur ce qui rend la situation bloquée.

Est-ce qu’on peut faire ça sans avocat ?

Non, et je ne le conseillerais à personne. Une sortie se formalise. Ce que je fais est complémentaire, jamais substituable. Si vous n’avez pas d’avocat, je peux vous en recommander un.

On était trois, on va être deux. On a vraiment besoin d’aide pour ça ?

Beaucoup de duos s’en sortent seuls. D’autres découvrent au bout d’un an qu’ils ne se sont jamais vraiment parlé depuis le départ, et que ça pèse. Il n’y a pas de règle.

Combien de temps ?

Cela dépend entièrement de la situation. On en parle au premier échange, sans engagement.

Vous intervenez où ?

Angers et le Maine-et-Loire principalement, et les Pays de la Loire. Ailleurs quand la situation le justifie.

On en parle quinze minutes ?

Vous me racontez où vous en êtes. On verra ensemble si je peux vous être utile, et à quel moment. Parfois ce n’est pas encore le bon.

Le calendrier de prise de rendez-vous est hébergé par Chapter-2.
Pour l’afficher ici, il faut accepter les contenus tiers.

Ouvrir l’agenda dans un nouvel onglet

Ou m’écrire un message