Gestion de crise

Une crise, ce n’est pas seulement une situation difficile. C’est un moment où tout arrive en même temps, où les décisions ne peuvent plus attendre, et où vous êtes celui vers qui tout le monde se tourne.

La gestion de crise en entreprise désigne la conduite d’une organisation pendant une période où sa continuité, sa trésorerie, sa réputation ou son équipe dirigeante sont menacées. Elle mobilise des intervenants techniques (avocat, expert-comptable, administrateur judiciaire, conseil en communication) chargés de traiter les aspects juridiques, financiers et médiatiques. Elle comporte aussi une dimension moins outillée : la capacité du dirigeant à décider vite, à tenir dans la durée et à maintenir un cap intelligible pour ses équipes.

Ce qui m’amène le plus souvent dans une crise

Une trésorerie qui ne passe plus, et une échéance datée.

Un départ brutal : un associé, un directeur, quelqu’un dont on découvre qu’il tenait plus de choses qu’on ne le croyait.

Un client qui représentait trop, et qui s’en va.

Un accident, une fraude, une affaire qui sort. Quelque chose qui met l’entreprise sur la place publique alors qu’elle n’y était jamais allée.

Et parfois, rien de spectaculaire : une accumulation qui a fini par bloquer l’entreprise, sans qu’aucun événement ne soit identifiable.

Ce que je ne fais pas

Je ne suis ni administrateur ni mandataire judiciaire. Si votre situation relève d’une procédure (conciliation, sauvegarde, redressement), ce sont eux, et le tribunal de commerce. Il vaut mieux y aller tôt que tard ; à peu près tous les dirigeants qui l’ont fait m’ont dit avoir attendu trop longtemps.

Je ne suis pas avocat. Ni en droit social, ni en procédures collectives.

Je ne prends pas les commandes ici. Diriger pendant une phase critique, je le fais, mais dans un autre cadre, avec un mandat et un contrat de management de transition. Les deux ne se mélangent pas : on est à côté du dirigeant, ou à sa place. → Manager de transition

Je ne fais pas de communication de crise au sens des agences : relations presse, gestion des réseaux, préparation aux interviews. Si la presse s’en mêle, il vous faut quelqu’un dont c’est le métier, et il vaut mieux l’appeler tout de suite.

Ce que je fais, et à quel endroit

Je suis à côté de vous, souvent tous les jours. Pendant une crise, le rythme n’a rien à voir avec un accompagnement ordinaire. On se parle quand il faut, y compris tard, y compris pour cinq minutes.

Je vous aide à discerner. Quand tout est urgent, plus rien ne l’est. Une partie du travail consiste simplement à regarder ensemble ce qui doit être décidé aujourd’hui et ce qui peut attendre trois jours.

Je vous donne mon avis. Franchement, y compris quand il ne va pas dans votre sens. En crise, c’est ce dont vous manquerez le plus : votre entourage professionnel a des intérêts, et votre entourage personnel a peur pour vous.

Je travaille avec vos conseils. Avocat, expert-comptable, banque, éventuellement administrateur judiciaire. Je ne me mets pas à leur place et je ne double personne.

Je m’occupe de ce qui va se dire. Aux équipes, aux clients, aux partenaires. Pas la communication de crise au sens technique, mais la question, plus simple et plus difficile, de ce qu’on dit et de ce qu’on ne dit pas encore.

Je reste après. Une crise ne se termine pas le jour où elle est réglée. Ce qui a été traversé continue de travailler, dans l’entreprise et chez celui qui l’a portée.

Si vous cherchez quelqu’un aux commandes

Il arrive qu’une entreprise ait besoin de quelqu’un qui dirige pendant un temps, pas de quelqu’un qui accompagne celui qui dirige.

C’est un travail que je fais aussi, sous forme de mandat de transition : j’ai dirigé Famille Mary dans ce cadre. Mais c’est un autre contrat, et on ne passe pas de l’un à l’autre en cours de route.

→ Manager de transition

Ce qui me sert ici

J’ai dirigé Famille Mary, 135 personnes et 22 millions d’euros, après son acquisition par le groupe Léa Nature, comme premier dirigeant non familial de cette maison. J’ai vécu de l’intérieur ce que devient une petite structure absorbée par un grand groupe, quand Ecolutis a été reprise par la SNCF.

J’ai accompagné des processus de cession heureux, et d’autres qui se sont terminés en liquidation puis en reprise au tribunal. J’ai accompagné plusieurs entreprises en procédure collective, et j’anime régulièrement des séminaires de mise en sécurité économique.

J’ai vu beaucoup de situations, et ça ne me donne aucun savoir sur la vôtre. Ce que ça change : je ne m’affole pas, y compris aux moments où ça peut basculer d’un côté ou de l’autre.

→ Mon parcours

Questions fréquentes

Vous intervenez en combien de temps ?

Vite. Si vous m’appelez pour une situation qui n’attend pas, on se parle dans la journée.

On est déjà en procédure. C’est trop tard pour vous ?

Non. Une procédure traite l’entreprise ; elle ne s’occupe pas de celui qui doit continuer à la diriger pendant ce temps-là, et c’est souvent la période la plus dure.

Est-ce que mes équipes doivent le savoir ?

C’est vous qui décidez. Certains dirigeants le disent, d’autres non, et les deux fonctionnent.

Combien de temps ça dure ?

Une phase aiguë se compte en semaines.

Et si vous pensez ne pas être le bon interlocuteur ?

Je vous le dis, et je vous oriente. Sur ce sujet plus que sur tout autre, vous faire perdre trois semaines aurait un coût réel.

Appelez-moi.

Si la situation n’attend pas, on se parle aujourd’hui. Vous me racontez où vous en êtes, et on voit ensemble si je peux vous être utile, ou vers qui vous tourner.

06 85 97 41 06

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